Demand Gen Google Ads : guide data pour TPE/PME
Demand Gen diffuse des annonces visuelles et vidéo sur YouTube, YouTube Shorts, Discover et Gmail, pas sur le réseau de recherche. Pour une TPE ou une PME, ce format se justifie une fois que vos campagnes Search captent déjà la demande qualifiée et sont rentables. C'est un levier de haut de tunnel, pas un canal de vente immédiate. Sa rentabilité réelle ne se lit pas dans Google Ads mais dans GA4, via les conversions assistées. Comptez un budget quotidien d'au moins 10 à 15 fois votre valeur de conversion cible, et misez d'abord sur la qualité de vos créas visuelles.

En bref
Lecture 18 minNiveau : intermédiaireOutils : Google Ads, GA4, Google Search Console
- Demand Gen diffuse sur YouTube, YouTube Shorts, Discover et Gmail, pas sur le réseau de recherche : c'est un format de demande latente, pas de demande existante.
- Pour une TPE/PME, Demand Gen se justifie surtout après que Search capte déjà la demande qualifiée : c'est un levier de notoriété et de haut de tunnel, pas un canal de vente directe immédiate.
- La vraie mesure de rentabilité ne se lit pas dans Google Ads mais dans GA4, via les conversions assistées et les parcours multi-sessions : le ROAS brut sous-estime presque toujours Demand Gen.
- Google recommande un budget quotidien d'au moins 10 à 15 fois la valeur de conversion cible pour laisser l'algorithme apprendre ; en dessous, les campagnes stagnent en phase d'apprentissage.
- Les créas visuelles (images et vidéos courtes verticales) pèsent plus que le ciblage : sans assets de qualité, Demand Gen ne performe pas.
Sommaire
- Où Demand Gen se place dans votre dispositif Google Ads
- Demand Gen ou Performance Max : lequel choisir selon votre maturité
- Les formats et créas qui font vraiment performer Demand Gen
- Quel budget prévoir pour un lancement Demand Gen rentable
- Mesurer la rentabilité réelle de Demand Gen dans GA4
- Les erreurs qui plombent une campagne Demand Gen en TPE/PME
- Décider si Demand Gen mérite une place dans votre budget ce trimestre
- Avant d'ouvrir un euro sur Demand Gen, fiabilisez votre mesure
- Questions fréquentes
Où Demand Gen se place dans votre dispositif Google Ads
Demand Gen occupe le haut du tunnel, là où vos futurs clients ne tapent encore aucune requête liée à votre produit. C'est précisément ce qui le distingue du Search, qui récolte une demande déjà formulée.
Quand quelqu'un cherche « plombier Lille urgence », il a un besoin conscient et immédiat. Votre annonce Search répond à une intention existante. Demand Gen fonctionne à l'envers : il affiche une annonce visuelle ou vidéo à une personne qui regarde une vidéo de bricolage sur YouTube, sans intention d'achat active. Vous créez la demande au lieu de la capter.
Cette logique a une conséquence directe sur vos attentes. Un clic Demand Gen ne se transforme presque jamais en vente le jour même. Le parcours s'étale sur plusieurs sessions, souvent plusieurs jours. Je ne commence jamais à activer ce format tant que le Search d'un annonceur n'est pas déjà rentable et stabilisé, parce que sinon on dépense du budget en notoriété avant même d'avoir capté l'argent facile.
Où apparaissent les annonces Demand Gen ?
Les annonces Demand Gen diffusent sur quatre surfaces de Google : YouTube (y compris le flux In-Feed et les Shorts), Discover (le fil d'articles personnalisé sur l'application Google) et Gmail (dans l'onglet Promotions). D'après l'aide Google Ads sur les campagnes Demand Gen, ces emplacements cumulent une audience massive, YouTube dépassant à lui seul plus de 2 milliards d'utilisateurs connectés chaque mois dans le monde. Selon DataReportal, YouTube figure parmi les plateformes les plus utilisées au monde, avec une audience publicitaire adressable comptée en milliards d'utilisateurs.
Quelle différence avec Search et le réseau Display ?
Demand Gen se distingue du Search par la demande qu'il adresse : latente contre existante. Face au Display classique, il mise sur des créas natives, plus intégrées au contenu, et sur les audiences lookalike (des profils similaires à vos clients actuels). Le Display traditionnel reste souvent perçu comme de la bannière intrusive, là où Demand Gen vise une intégration visuelle plus fine, proche de l'expérience éditoriale de YouTube ou Discover.
Quelle différence avec Search et le réseau Display ?
| Format | Type de demande | Surfaces principales | Rôle dans le tunnel |
|---|---|---|---|
| Search | Existante | Réseau de recherche Google | Captation directe |
| Performance Max | Mixte | Tous réseaux Google | Conversion multi-canal |
| Demand Gen | Latente | YouTube, Shorts, Discover, Gmail | Notoriété, découverte |
| Display classique | Latente | Sites partenaires | Remarketing, couverture |
Pour un dirigeant qui gère son acquisition en interne, retenez une image simple : Demand Gen remplit le réservoir, le Search le vide. Inverser l'ordre revient à arroser avant d'avoir creusé le trou. Si votre priorité du moment est d'augmenter le trafic de votre site via les bons leviers, commencez par les canaux de demande existante avant d'ouvrir la demande latente.
Demand Gen ou Performance Max : lequel choisir selon votre maturité
Le bon choix dépend de votre objectif et de votre volume de données de conversion, pas de la nouveauté du format. Performance Max vise la conversion sur tous les réseaux Google, Demand Gen vise la notoriété et la découverte sur les surfaces visuelles.
Où en êtes-vous de votre dépense Search mensuelle déjà rentable ?
- Si Avant 1 000 à 1 500 € de Search rentable Ne touchez ni à Demand Gen ni à PMax, consolidez d'abord la captation.
- Si Entre ce palier et environ 3 000 € Ouvrez Performance Max pour densifier la conversion directe.
- Si Marge dégagée au-delà, acquisition stable Ajoutez Demand Gen pour alimenter le haut de tunnel sans fragiliser l'acquisition.
Performance Max (souvent abrégé PMax) est un format automatisé qui diffuse partout : Search, Shopping, Display, YouTube, Gmail, Maps. Son moteur optimise vers une valeur de conversion et a besoin de volume pour fonctionner. Sans un historique de conversions suffisant, son algorithme patine. Demand Gen, à l'inverse, se concentre sur quatre surfaces visuelles et accepte des objectifs plus hauts dans le tunnel, comme les vues de page ou les ajouts au panier.
Quelle est la différence entre Demand Gen et Performance Max ?
Performance Max cherche la conversion la plus large possible sur tout l'écosystème Google ; Demand Gen cherche à générer de la demande sur les surfaces de découverte. PMax arbitre entre Shopping et Search pour aller chercher l'achat là où il est. Demand Gen, lui, ne touche jamais le réseau de recherche : il travaille l'audience en amont, quand elle ne vous connaît pas encore.
Peut-on faire tourner les deux en même temps ?
Oui, et c'est même souvent recommandé une fois votre compte mature. PMax récolte la conversion, Demand Gen alimente le haut de tunnel qui nourrira vos conversions futures. Le risque à surveiller : le chevauchement sur YouTube et Gmail, où les deux formats peuvent se disputer les mêmes emplacements. Google gère une partie de cet arbitrage, mais vous devez distinguer leurs objectifs pour ne pas lire les mêmes conversions deux fois.
Peut-on faire tourner les deux en même temps ?
| Critère | Demand Gen | Performance Max |
|---|---|---|
| Objectif dominant | Notoriété, découverte | Conversion directe |
| Volume de données requis | Faible à modéré | Élevé |
| Budget minimum conseillé | 10 à 15 €/jour | 50 €/jour et plus |
| Surfaces | YouTube, Shorts, Discover, Gmail | Tous réseaux Google |
| Maturité annonceur | Search déjà rentable | Historique de conversions solide |
Ma règle de priorisation est simple. Avant 1 000 à 1 500 € de dépense Search mensuelle déjà rentable, je ne touche ni à Demand Gen ni à PMax. Entre ce palier et environ 3 000 €, j'ouvre PMax pour densifier la conversion. Demand Gen vient après, quand la marge dégagée permet d'investir en notoriété sans fragiliser l'acquisition qui paie les factures. Les travaux de McKinsey sur la performance marketing rappellent que les annonceurs qui investissent le haut de tunnel sans base de captation solide diluent leur ROI plutôt qu'ils ne le construisent. Les analyses de Forrester confirment que la coordination entre canaux de découverte et canaux de captation pèse plus sur le rendement que le choix d'un format isolé.
Les formats et créas qui font vraiment performer Demand Gen
Pour une TPE avec peu de données d'audience, la qualité des créas visuelles détermine l'essentiel de la performance, bien avant les signaux de ciblage. C'est l'inverse de ce que suggère l'instinct, qui pousse à passer des heures sur les audiences.
La documentation officielle insiste beaucoup sur les signaux d'audience et les audiences similaires. Ce n'est pas faux pour un gros annonceur qui dispose de milliers de conversions à exploiter. Sauf que quand vous démarrez avec un historique mince, l'algorithme n'a presque rien à mâcher côté audience. Ce qui fait la différence, alors, c'est la force de l'image ou de la vidéo qui s'affiche. Une créa plate ne convertit pas, même parfaitement ciblée.
Quels formats d'annonces Demand Gen existent ?
Demand Gen propose trois grands formats : l'image unique, le carrousel multi-images et la vidéo (idéalement verticale et courte pour les Shorts). D'après la documentation technique Google Ads Developers, vous combinez des assets (images, titres, descriptions, logos) que l'algorithme assemble selon l'emplacement. Le format vertical 9:16 est devenu le standard pour capter l'attention sur Shorts et dans le flux mobile.
Combien de créas prévoir au lancement ?
Prévoyez au minimum 5 à 8 visuels distincts et 2 à 3 vidéos courtes dès le lancement, pour donner à l'algorithme de quoi tester. Un seul visuel bride l'apprentissage : Google ne peut pas comparer ce qui fonctionne. Variez les angles, les accroches et les formats (carré, vertical, horizontal) pour couvrir toutes les surfaces sans recadrage automatique approximatif.
80 %
Sur une TPE qui démarre avec peu de données, la qualité des créas visuelles explique l'essentiel de l'écart de performance entre deux campagnes Demand Gen, bien avant le ciblage.
Estimation : Estimation
Mon conseil sur ce point : ne lancez jamais Demand Gen avec une seule bannière recadrée à la va-vite depuis une pub Facebook. C'est le plus sûr moyen de brûler du budget sans signal exploitable. Mieux vaut deux semaines de retard et des créas natives pensées pour le format vertical. L'analyse des ressources Think with Google sur la créa vidéo confirme que les trois premières secondes d'une vidéo pèsent plus lourd que n'importe quel réglage de ciblage pour retenir l'attention. Les études de Nielsen Norman Group sur l'attention visuelle montrent que les internautes jugent un contenu en quelques secondes avant de décider de poursuivre ou de passer.
Quel budget prévoir pour un lancement Demand Gen rentable
Comptez un budget quotidien d'au moins 10 à 15 fois votre valeur de conversion cible pour que l'algorithme sorte de la phase d'apprentissage. En dessous de ce seuil, la campagne stagne et ne produit aucune donnée fiable.

La logique est mathématique. Les enchères automatiques de Google ont besoin d'un volume de conversions minimal pour calibrer leur modèle. Si votre conversion cible vaut 40 €, un budget quotidien sous 400 à 600 € ralentit l'apprentissage. Pour une TPE, cela paraît élevé, mais le calcul doit se lire à l'échelle de la campagne, pas de la journée isolée. Visez une valeur de conversion plus modeste, un lead à 15 € par exemple, et le seuil redescend proportionnellement.
Un budget de 10 € par jour suffit-il sur Google Ads ?
Pour Demand Gen, 10 € par jour suffisent rarement à sortir de la phase d'apprentissage sur une conversion de valeur moyenne. Ce budget convient à un test de notoriété pure, sans attente de conversion mesurable à court terme. Si vous cherchez des ventes ou des leads traçables, visez plutôt 30 à 50 € par jour minimum, calés sur votre valeur de conversion réelle.
Combien de temps dure la phase d'apprentissage ?
La phase d'apprentissage dure généralement 7 à 14 jours, le temps que l'algorithme accumule assez de signaux de conversion. Google recommande d'éviter toute modification majeure (budget, enchères, créas) durant cette période, car chaque changement relance le compteur. Patienter est contre-intuitif pour un dirigeant pressé, mais couper trop tôt revient à juger un semis avant la levée.
- Calculer sa valeur de conversion cible Multipliez votre taux de conversion moyen par votre panier ou votre valeur de lead pour fixer le point de départ du budget.
- Indexer le budget quotidien Visez 10 à 15 fois cette valeur de conversion par jour pour alimenter correctement l'apprentissage.
- Bloquer les réglages 14 jours Ne touchez ni aux enchères ni aux créas durant la phase d'apprentissage, sous peine de la relancer.
- Vérifier le volume de conversions Si la campagne génère moins de 15 à 20 conversions par semaine, le budget est probablement sous le seuil critique.
Un détail que je rappelle systématiquement : le budget ne se juge pas sur sa taille absolue mais sur sa cohérence avec la valeur que vous poursuivez. Comptez une demi-journée par trimestre pour recalibrer ces seuils proprement en interne. Les formules Lysible partent de là : le temps d'analyse, pas la donnée brute, reste le vrai coût pour une petite structure.
Mesurer la rentabilité réelle de Demand Gen dans GA4
Le ROAS brut affiché dans Google Ads sous-estime presque toujours Demand Gen, parce qu'il attribue mal les conversions multi-sessions. La vraie contribution se lit dans GA4, via les conversions assistées et les chemins de conversion.
- Exposition Demand GenL'internaute voit une annonce sur une surface de découverte.3 jours plus tard
- Recherche de marqueTrois jours plus tard, il tape votre marque dans Google.conversion
- Conversion via SearchLa vente se concrétise sur le réseau de recherche.mauvaise attribution
- Crédit au SearchGoogle Ads crédite le Search, Demand Gen paraît non rentable.
Voici le mécanisme. Demand Gen touche un internaute qui, trois jours plus tard, tape votre marque dans Google et convertit via le Search. Dans Google Ads, cette vente est créditée au Search, pas à Demand Gen, qui apparaît alors non rentable. Vous risquez de couper une campagne qui alimentait pourtant votre tunnel. C'est l'erreur de lecture la plus coûteuse sur ce format.
Pourquoi le ROAS affiché dans Google Ads est trompeur ?
Le ROAS affiché dans Google Ads reflète surtout les conversions directes, pas la contribution assistée de Demand Gen aux parcours longs. Comme ce format travaille en amont, son impact se concrétise souvent sur un autre canal, plus tard. Le ROAS brut capture mal ce rôle d'amorce. Pour l'isoler, il faut sortir de l'interface Google Ads et croiser les données dans GA4.
Quels rapports GA4 révèlent la vraie contribution ?
Deux rapports GA4 révèlent la contribution réelle : le rapport « Chemins de conversion » et la comparaison des modèles d'attribution. D'après l'aide Google Analytics sur les chemins de conversion, le premier montre tous les points de contact avant une conversion, y compris les vues assistées. Vous y voyez combien de fois Demand Gen apparaît en début de parcours. La comparaison de modèles, elle, confronte l'attribution « dernier clic » à l'attribution « basée sur les données », et c'est là que Demand Gen reprend souvent de la valeur. L'alternative open source Matomo propose des rapports d'attribution multi-touch comparables, utiles si vous gardez la maîtrise complète de vos données.
Jusqu'à 3x
Sur des parcours longs, la valeur réelle d'un canal de haut de tunnel peut être sous-estimée d'un facteur deux à trois par une lecture en dernier clic plutôt qu'en attribution basée sur les données.
Estimation : Estimation
Mon framework de lecture tient en trois gestes. Un : je regarde le ROAS GA4 en attribution « basée sur les données », jamais le ROAS Google Ads seul. Deux : je sors le rapport des chemins de conversion et je compte combien de parcours convertis contiennent un point de contact Demand Gen. Trois : je compare le taux de conversion des utilisateurs exposés à Demand Gen contre les autres. Ce recoupement entre les deux interfaces se fait à la main en une trentaine de minutes par mois, ou en continu si vous automatisez le suivi de ces indicateurs.
Ce travail de mesure s'applique à tout canal qui agit en amont de la conversion, pas uniquement à Demand Gen. Si vous voulez maîtriser cette lecture, les statistiques de fréquentation à suivre vraiment posent les bases avant d'entrer dans l'attribution fine.
Quels rapports GA4 révèlent la vraie contribution ?
| Indicateur à suivre | Où le lire | Ce qu'il révèle |
|---|---|---|
| Conversions assistées | GA4, Chemins de conversion | Rôle d'amorce de Demand Gen |
| ROAS basé sur les données | GA4, Comparaison de modèles | Valeur réelle vs dernier clic |
| Taux de conversion exposés | GA4, segments | Effet net de l'exposition |
| Vues et portée | Google Ads | Volume d'audience touchée |
Les erreurs qui plombent une campagne Demand Gen en TPE/PME
La première cause d'échec n'est pas le format lui-même, mais trois erreurs de pilotage : attribution mal réglée, budget sous le seuil d'apprentissage, placements non exclus. Chacune suffit à faire mentir vos résultats.

L'attribution mal réglée vient en tête. Juger Demand Gen au ROAS dernier clic revient à condamner un canal de notoriété avec la grille d'un canal de conversion. Beaucoup de campagnes coupées « parce que pas rentables » l'étaient pourtant en lecture assistée. Le budget sous le seuil arrive juste derrière : une campagne qui ne sort jamais de l'apprentissage ne produit que du bruit, pas un signal exploitable.
Le troisième écueil est plus discret. Sans exclusion de placements, vos annonces peuvent diffuser sur des contenus ou des applications sans rapport avec votre cible, parfois des jeux mobiles ou des vidéos non pertinentes. Vous payez des impressions qui ne touchent personne d'utile. Vérifier le rapport des emplacements chaque semaine durant le premier mois évite cette fuite.
Faut-il couper une campagne qui n'est pas rentable à 30 jours ?
Non, 30 jours sont rarement suffisants pour juger Demand Gen, surtout si le parcours d'achat s'étale sur plusieurs semaines. Avant de couper, vérifiez trois choses : la campagne est-elle sortie de l'apprentissage, le budget atteint-il le seuil minimal, et avez-vous lu le ROAS en attribution basée sur les données dans GA4. Si ces trois conditions sont remplies et que la contribution assistée reste nulle, la coupure se justifie.
1 campagne sur 3
Une part importante des campagnes Demand Gen coupées pour non-rentabilité l'étaient en réalité sur une lecture en dernier clic, sans contrôle de la contribution assistée dans GA4.
Estimation : Estimation
On voit régulièrement des annonceurs faire tourner Demand Gen sans avoir vérifié leur suivi des conversions en amont. Si votre tracking est bancal, aucune lecture d'attribution ne tiendra. C'est pour cela que je configure toujours le suivi via Google Tag Manager et le consentement avant d'ouvrir un format de demande latente. La CNIL rappelle que le recueil du consentement conditionne la collecte des données de mesure, donc la fiabilité même de votre attribution. Sans fondation de mesure propre, Demand Gen devient un pari aveugle.
Décider si Demand Gen mérite une place dans votre budget ce trimestre
Demand Gen mérite une place dans votre budget seulement si votre Search est déjà rentable, si vous dégagez une marge à investir en notoriété, et si vous acceptez un horizon de patience de plusieurs semaines. Sans ces trois conditions, attendez.
Le raisonnement se fait en risque et en marge, pas en jargon média. Tant que votre Search ne capte pas toute la demande qualifiée qui existe, chaque euro part logiquement vers lui : c'est l'argent le plus facile. Ouvrir Demand Gen avant ce point, c'est financer de la découverte alors que vous laissez des ventes évidentes sur la table.
À partir de quel chiffre d'affaires publicitaire tester Demand Gen ?
Testez Demand Gen à partir du moment où votre dépense Search dépasse environ 1 500 € mensuels avec un ROAS stable et positif. En dessous, concentrez votre budget sur la captation de la demande existante, bien plus rentable à court terme. La Direction générale des entreprises souligne que les petites structures gagnent d'abord à maîtriser leurs canaux rentables avant de diversifier leur acquisition. Le programme France Num observe que les TPE progressent davantage en consolidant leurs outils numériques existants qu'en multipliant les canaux d'un coup.
À partir de quel chiffre d'affaires publicitaire tester Demand Gen ?
| Signal | Feu vert Demand Gen | Attendre encore |
|---|---|---|
| Rentabilité du Search | Stable et positive | Instable ou négative |
| Dépense Search mensuelle | Au-delà de 1 500 € | En dessous |
| Marge disponible | Oui, investissable | Non, tout au Search |
| Horizon de patience | 6 à 8 semaines | Besoin de résultat immédiat |
Une PME avec un catalogue saisonnier doit aussi caler ce test hors de ses pics de vente, quand la demande existante ne suffit plus à remplir le carnet. Sur une boutique dont le trafic SEO travaille déjà le haut de tunnel, le référencement naturel e-commerce piloté par la data peut rendre Demand Gen redondant. Mesurez avant d'arbitrer.
Avant d'ouvrir un euro sur Demand Gen, fiabilisez votre mesure
À ce stade, vous savez que ce format ne se juge ni dans Google Ads seul, ni à 30 jours, ni au ROAS brut. Le seul verdict qui tient se lit dans GA4, en attribution basée sur les données, en comptant les conversions assistées. Or ce recoupement entre vos interfaces est précisément ce qui coûte du temps à une petite structure, mois après mois. Centraliser vos données Google Ads, GA4 et Search Console dans une même lecture permet de voir la contribution réelle de chaque canal sans ressortir trois rapports à la main. C'est ce que fait Lysible pour les dirigeants qui pilotent leur acquisition en interne : vous décidez de couper ou de maintenir une campagne sur une donnée consolidée, pas sur une impression.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une campagne Demand Gen sur Google Ads ?
Une campagne Demand Gen est un format automatisé qui diffuse des annonces visuelles et vidéo sur YouTube, YouTube Shorts, Discover et Gmail. Son objectif est de générer de la demande auprès d'audiences qui ne cherchent pas encore votre offre. Contrairement au Search, qui répond à une intention déjà formulée, Demand Gen travaille la demande latente, en haut du tunnel. Il mise sur des créas natives et des audiences similaires à vos clients actuels. C'est un levier de notoriété et de découverte, pas un canal de conversion directe à court terme pour une petite structure.
Où apparaissent les annonces Demand Gen ?
Les annonces Demand Gen apparaissent sur quatre surfaces de Google. D'abord YouTube, dans le flux In-Feed et sur les Shorts. Ensuite Discover, le fil d'articles personnalisé de l'application Google. Enfin Gmail, principalement dans l'onglet Promotions. Elles ne diffusent jamais sur le réseau de recherche Google. Ces emplacements cumulent une audience considérable, YouTube dépassant à lui seul plus de deux milliards d'utilisateurs connectés chaque mois dans le monde. L'intégration se veut native, proche de l'expérience éditoriale de chaque surface, pour limiter l'effet bannière intrusive du Display classique.
Quelle est la différence entre Demand Gen et Performance Max ?
Performance Max vise la conversion la plus large possible sur tous les réseaux Google, y compris le Search et le Shopping. Demand Gen vise la génération de demande sur les surfaces visuelles de découverte, sans jamais toucher le réseau de recherche. PMax a besoin d'un historique de conversions solide pour performer, Demand Gen accepte des objectifs plus hauts dans le tunnel et moins de données. Les deux peuvent tourner ensemble sur un compte mature : PMax récolte la conversion, Demand Gen alimente le haut de tunnel qui nourrira les ventes futures.
Un budget de 10 € par jour suffit-il pour Google Ads ?
Pour Demand Gen, 10 € par jour suffisent rarement à sortir de la phase d'apprentissage sur une conversion de valeur moyenne. Google recommande d'indexer le budget quotidien sur 10 à 15 fois la valeur de conversion cible. Si votre conversion vaut 30 €, visez donc 300 à 450 € par jour pour alimenter correctement l'algorithme. Un budget de 10 € convient seulement à un test de notoriété pure, sans attente de conversion traçable. Pour des leads ou des ventes mesurables, montez plutôt à 30 ou 50 € par jour minimum.
Comment mesurer la rentabilité d'une campagne Demand Gen ?
La rentabilité réelle de Demand Gen se mesure dans GA4, pas dans le ROAS brut de Google Ads. Ouvrez le rapport « Chemins de conversion » pour compter les parcours convertis qui contiennent un point de contact Demand Gen. Comparez ensuite l'attribution dernier clic à l'attribution basée sur les données : Demand Gen reprend souvent de la valeur dans ce second modèle. Regardez enfin le taux de conversion des utilisateurs exposés contre les autres. Le ROAS Google Ads seul sous-estime presque toujours ce format, car il attribue mal les conversions multi-sessions à d'autres canaux.
Demand Gen remplace-t-il les campagnes Discovery ?
Oui, Demand Gen a remplacé les anciennes campagnes Discovery sur Google Ads. Google a migré automatiquement les campagnes Discovery existantes vers Demand Gen, qui en reprend les principes tout en élargissant les surfaces et les formats. Demand Gen ajoute notamment la diffusion sur YouTube et les Shorts, les carrousels, et des capacités de ciblage par audiences similaires plus fines. Si vous utilisiez Discovery, vous retrouvez les mêmes logiques de demande latente, avec davantage de leviers créatifs et un accès élargi aux emplacements vidéo.
Faut-il faire du Demand Gen avant ou après le Search ?
Après le Search, sans exception pour une TPE ou une PME. Le Search capte la demande existante, c'est l'argent le plus facile à aller chercher. Tant que vos campagnes Search ne récoltent pas toute la demande qualifiée disponible, chaque euro doit y aller en priorité. Demand Gen crée de la demande en amont, un travail plus lent et plus coûteux à rentabiliser. L'ouvrir avant d'avoir un Search rentable revient à financer de la notoriété en laissant des ventes évidentes de côté. Attendez environ 1 500 € de dépense Search mensuelle rentable avant de tester.


